Bourses d’études

Prêts étudiants pour étudiants internationaux au Canada

Obtenir un Prêts étudiants pour étudiants internationaux au Canada est plus difficile que pour un citoyen canadien. Les étudiants titulaires d’un simple permis d’études ne sont généralement pas admissibles aux prêts gouvernementaux canadiens. Ils doivent donc chercher une ligne de crédit bancaire, un prêt international privé, une aide universitaire ou un financement dans leur pays d’origine.

Avant d’emprunter, il faut comparer le taux d’intérêt réel, la devise du prêt, les frais de dossier, les conditions du garant et le calendrier de remboursement.

Un étudiant étranger peut-il obtenir un prêt gouvernemental au Canada ?

Dans la majorité des cas, non.

Pour obtenir les prêts et bourses du Programme canadien d’aide financière aux étudiants, il faut notamment être :

  • citoyen canadien ;
  • résident permanent du Canada ;
  • ou personne protégée reconnue au Canada.

Il faut également être résident d’une province ou d’un territoire participant et démontrer un besoin financier. Un étudiant présent au Canada uniquement avec un permis d’études ne remplit donc généralement pas la condition liée au statut d’immigration.

Les règles provinciales suivent souvent le même principe. En Ontario, par exemple, le RAFEO — OSAP est destiné aux citoyens canadiens, résidents permanents et personnes protégées résidant dans la province.

Une personne devenue résidente permanente ou ayant obtenu le statut de personne protégée peut toutefois vérifier son admissibilité auprès du service d’aide financière de sa province.

Quelles sont les solutions pour financer ses études ?

Les étudiants internationaux peuvent examiner cinq options principales :

  1. une ligne de crédit auprès d’une banque canadienne ;
  2. un prêt international sans garant canadien ;
  3. un prêt bancaire dans leur pays d’origine ;
  4. une aide ou un prêt d’urgence de l’université ;
  5. une combinaison de bourses, d’épargne et de travail autorisé.

Aucune de ces solutions n’est garantie. L’approbation dépend du programme, de l’établissement, du revenu, du garant et de la capacité future de remboursement.

1. Ligne de crédit étudiante de la Banque Scotia

La Banque Scotia permet à certains étudiants internationaux de demander une ligne de crédit étudiante.

Pour être admissible, l’étudiant international doit notamment :

  • être inscrit à un programme canadien de deuxième ou troisième cycle ;
  • fournir une preuve d’inscription valide ;
  • présenter un coemprunteur qui est citoyen canadien ou résident permanent ;
  • satisfaire aux critères d’évaluation du crédit.

Pour les programmes de maîtrise et de doctorat, la limite totale peut atteindre 100 000 CAD, sous réserve d’approbation et des limites annuelles accordées par la banque.

La ligne de crédit peut servir à payer :

  • les frais de scolarité ;
  • les livres et le matériel ;
  • le logement étudiant ;
  • les dépenses quotidiennes admissibles.

Contrairement à un prêt versé en une seule fois, l’étudiant utilise uniquement la somme dont il a besoin et paie des intérêts sur le montant effectivement emprunté.

Principal inconvénient

Le coemprunteur canadien devient légalement responsable de la dette. Si l’étudiant ne rembourse pas, la banque peut demander le paiement au coemprunteur.

Cette option est donc difficile pour un nouvel arrivant qui ne connaît aucun citoyen ou résident permanent prêt à assumer cette responsabilité.

2. Ligne de crédit étudiante RBC

RBC propose plusieurs lignes de crédit selon le programme :

  • études collégiales ou universitaires générales ;
  • maîtrise et doctorat ;
  • programmes professionnels ;
  • médecine et médecine dentaire.

Les limites commencent généralement à 5 000 CAD pour les programmes généraux et peuvent être beaucoup plus élevées pour certaines études médicales. Les taux sont variables et basés sur le taux préférentiel de RBC.

La banque demande notamment :

  • une confirmation d’inscription ;
  • une estimation des frais d’études et de vie ;
  • une liste des ressources financières disponibles ;
  • des informations permettant d’évaluer la capacité de remboursement.

RBC précise qu’un cosignataire peut être exigé lorsque l’historique de crédit du candidat est limité. Cette condition concerne fréquemment les étudiants récemment arrivés au Canada.

Pendant les études, l’emprunteur doit au minimum payer les intérêts dus. Après l’obtention du diplôme, RBC prévoit une période de 24 mois avant le début du remboursement obligatoire du capital, mais les intérêts continuent à s’accumuler pendant cette période.

L’admissibilité d’un étudiant étranger doit être confirmée directement avec un conseiller, car elle dépend du programme, du statut, du crédit et du garant présenté.

3. Prodigy Finance pour certains programmes de master

Prodigy Finance propose des prêts destinés aux étudiants internationaux inscrits à certains programmes de troisième cycle dans des établissements partenaires.

L’entreprise indique financer des études de master au Canada et évaluer les demandes en fonction notamment :

  • de l’université ;
  • du programme ;
  • du pays de résidence ;
  • du profil du candidat ;
  • des perspectives professionnelles après le diplôme.

Le financement n’est disponible que pour les établissements et programmes figurant sur sa liste d’admissibilité.

Prodigy Finance présente ses prêts comme ne nécessitant généralement ni garantie matérielle ni cosignataire. Cela ne signifie pas que toutes les demandes sont acceptées. Le taux, les frais et le montant proposé sont calculés individuellement.

Cette solution est surtout destinée aux étudiants de master. Elle est moins susceptible de convenir à un étudiant de premier cycle ou à une personne inscrite dans un programme non partenaire.

4. MPOWER Financing : prêts temporairement indisponibles en 2026

MPOWER Financing était connu pour proposer des prêts sans cosignataire à certains étudiants internationaux inscrits dans des établissements canadiens admissibles.

Cependant, l’entreprise indique actuellement avoir atteint sa capacité de financement et être temporairement incapable d’accorder de nouveaux prêts pour 2026. Les étudiants peuvent uniquement rejoindre une liste d’attente tant que cette situation reste en vigueur.

Il ne faut donc pas construire son budget ou son dossier de permis d’études en supposant qu’un prêt MPOWER sera disponible.

5. Prêts et aides d’urgence des universités

Certaines universités disposent de fonds d’urgence pour les étudiants confrontés à une difficulté financière imprévue.

L’Université de l’Alberta propose, par exemple, des prêts d’urgence :

  • à court terme ;
  • sans intérêts ;
  • destinés à certaines dépenses essentielles ou à un retard de financement ;
  • accessibles aux étudiants qui démontrent leur capacité à rembourser.

L’université précise que les prêts d’urgence sont ouverts à tous les étudiants, mais que l’admissibilité et le montant sont évalués individuellement.

UBC peut également examiner une demande de soutien d’urgence lorsqu’un étudiant subit une difficulté temporaire et inattendue après avoir épuisé les autres options financières.

Ces aides ne sont généralement pas conçues pour financer la totalité d’un diplôme. Elles servent plutôt à couvrir une dépense urgente comme :

  • un loyer imminent ;
  • une facture médicale ;
  • un retard de virement ;
  • une dépense familiale imprévue ;
  • l’achat de matériel indispensable.

Peut-on obtenir un prêt sans garant au Canada ?

Oui, mais les possibilités sont limitées.

Un prêt sans garant peut être accessible lorsque :

  • le programme et l’établissement sont approuvés par un prêteur international ;
  • le candidat présente de bonnes perspectives professionnelles ;
  • le montant demandé reste compatible avec le revenu attendu ;
  • le prêteur accepte d’évaluer le potentiel futur plutôt qu’un historique de crédit canadien.

Ces prêts peuvent cependant avoir un coût supérieur à une ligne de crédit bancaire garantie.

Comparez toujours :

  • le taux annuel effectif ;
  • le caractère fixe ou variable du taux ;
  • les frais d’ouverture ou d’administration ;
  • la pénalité éventuelle de remboursement anticipé ;
  • la devise dans laquelle la dette sera remboursée ;
  • la date de début des paiements ;
  • la durée totale du prêt.

Documents généralement demandés

Un prêteur peut demander :

  • le passeport ;
  • la lettre d’admission ;
  • le permis d’études ;
  • une preuve d’inscription ;
  • la facture des frais de scolarité ;
  • un budget détaillé ;
  • des relevés bancaires ;
  • une preuve de revenu ;
  • les documents du garant ou du coemprunteur ;
  • les relevés de notes ;
  • le curriculum vitæ ;
  • une estimation des bourses et autres ressources.

Pour un prêt international, une preuve de domicile et des informations sur le revenu familial peuvent également être exigées.

Un prêt suffit-il pour obtenir le permis d’études ?

Pas automatiquement.

Pour obtenir un permis d’études, le candidat doit démontrer qu’il dispose de suffisamment d’argent pour payer :

  • ses frais de scolarité ;
  • ses dépenses de subsistance ;
  • les dépenses des membres de sa famille qui l’accompagnent ;
  • son transport de retour.

IRCC examine l’ensemble des preuves financières présentées. Une lettre d’approbation de prêt peut faire partie du dossier, mais elle ne garantit pas l’acceptation du permis d’études.

Le financement doit être suffisamment certain, accessible et documenté. Une simple demande de prêt en cours ou une inscription sur une liste d’attente ne constitue pas une preuve solide.

Comment éviter un prêt étudiant trop coûteux ?

Avant de signer :

  1. empruntez uniquement le montant réellement nécessaire ;
  2. comparez au moins trois propositions ;
  3. calculez le coût total jusqu’au dernier paiement ;
  4. vérifiez l’effet d’une hausse du taux préférentiel ;
  5. évitez de financer les dépenses courantes avec une carte de crédit ;
  6. privilégiez les bourses et aides non remboursables ;
  7. demandez si les intérêts courent pendant les études ;
  8. vérifiez le salaire moyen réaliste après votre diplôme ;
  9. tenez compte du risque de change ;
  10. lisez les obligations du garant.

Un prêt en dollars américains destiné à financer des études facturées en dollars canadiens peut exposer l’étudiant à une variation du taux de change.

Conclusion

Les prêts étudiants pour étudiants internationaux au Canada existent, mais ils sont moins accessibles que les prêts gouvernementaux réservés aux citoyens, résidents permanents et personnes protégées.

La Banque Scotia peut être intéressante pour certains étudiants de deuxième ou troisième cycle disposant d’un coemprunteur canadien. RBC peut examiner des dossiers avec cosignataire, tandis que Prodigy Finance finance certains masters admissibles sans garant traditionnel.

Avant de vous endetter, recherchez d’abord les bourses, aides universitaires et solutions de financement familiales. Le prêt doit compléter un budget réaliste et non remplacer entièrement une preuve de ressources stable.

Sources officielles et utiles

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page