PGWP au Canada : guide complet du permis de travail postdiplôme en 2026
Le PGWP au Canada, appelé permis de travail postdiplôme ou PTPD en français, permet à certains diplômés internationaux de travailler légalement au Canada après leurs études. Comme il s’agit généralement d’un permis de travail ouvert, son titulaire peut travailler pour la plupart des employeurs sans avoir besoin d’une offre d’emploi au moment de la demande.
Les règles ont cependant changé. En 2026, la majorité des candidats doivent fournir un test de langue, et certains diplômés doivent aussi avoir étudié dans un domaine admissible.
Qu’est-ce que le PGWP au Canada ?
Le Post-Graduation Work Permit est un permis destiné aux diplômés de certains établissements d’enseignement désignés. Il permet d’acquérir une expérience professionnelle canadienne qui pourra ensuite aider le candidat à devenir admissible à un programme de résidence permanente.
Le PGWP peut notamment permettre de :
- travailler à temps plein ou à temps partiel ;
- changer d’employeur ;
- travailler dans plusieurs provinces ;
- acquérir une expérience professionnelle canadienne ;
- améliorer son profil Entrée express ;
- devenir admissible à certains programmes provinciaux.
Le fait d’étudier dans un établissement d’enseignement désigné ne garantit pas automatiquement l’admissibilité. Le programme précis doit également être reconnu comme admissible au PGWP.
Conditions générales d’admissibilité au PGWP
Pour demander un permis de travail postdiplôme, il faut généralement :
- avoir terminé un programme admissible dans un établissement désigné ;
- avoir étudié pendant au moins huit mois, ou 900 heures pour certains programmes québécois ;
- avoir conservé le statut d’étudiant à temps plein pendant chaque session ;
- avoir étudié à temps partiel uniquement pendant la dernière session, si nécessaire ;
- demander le PGWP dans les 180 jours suivant la confirmation officielle de réussite ;
- avoir détenu un permis d’études valide à un moment pendant ces 180 jours ;
- respecter les exigences de langue et de domaine d’études applicables.
Certaines exceptions existent pour les congés autorisés, les programmes accélérés, les transferts d’établissement et les écoles de pilotage.
Quelle note de langue faut-il obtenir ?
Depuis le 1er novembre 2024, la majorité des demandeurs doivent joindre les résultats d’un test de français ou d’anglais approuvé.
Diplôme de baccalauréat, maîtrise ou doctorat
Le candidat doit atteindre au minimum :
- NCLC 7 en français ;
- ou CLB 7 en anglais ;
dans chacune des quatre compétences : compréhension orale, expression orale, compréhension écrite et expression écrite.
Autre programme universitaire
Le niveau minimum est également NCLC 7 ou CLB 7 dans les quatre compétences.
Programme collégial, polytechnique ou non universitaire
Le niveau minimum exigé est :
- NCLC 5 en français ;
- ou CLB 5 en anglais ;
dans les quatre compétences.
Les principaux tests acceptés comprennent :
- IELTS General Training ;
- CELPIP-General ;
- PTE Core ;
- TEF Canada ;
- TCF Canada.
À titre d’exemple, le niveau CLB 7 à l’IELTS General Training correspond à une note minimale de 6,0 dans chacune des quatre compétences. Le niveau CLB 5 correspond notamment à 4,0 en lecture et 5,0 dans les trois autres compétences.
Qui doit respecter l’exigence du domaine d’études ?
Les diplômés d’un baccalauréat, d’une maîtrise ou d’un doctorat ne sont pas soumis à une exigence relative au domaine d’études.
Cette exigence peut en revanche concerner :
- les autres programmes universitaires ;
- les programmes collégiaux ;
- les programmes polytechniques ;
- les programmes professionnels et non universitaires.
Elle s’applique généralement lorsque la demande initiale de permis d’études a été présentée à partir du 1er novembre 2024.
L’admissibilité est déterminée grâce au code CIP, qui correspond à la Classification des programmes d’enseignement. Pour 2026, IRCC a gelé la liste : aucun domaine ne doit être ajouté ou retiré pendant l’année.
Il faut demander à l’établissement le code CIP à six chiffres du programme et le comparer avec la liste officielle avant de déposer la demande.
Combien de temps dure le PGWP ?
La durée dépend du niveau d’études, de la durée officielle du programme et de la validité du passeport.
Programme de huit mois à moins de deux ans
Le PGWP peut être délivré pour une période allant jusqu’à la durée du programme.
Exemple : un programme de neuf mois peut donner droit à un permis allant jusqu’à neuf mois.
Programme de deux ans ou plus
Le diplômé peut recevoir un PGWP valable jusqu’à trois ans.
Programme de maîtrise
Une maîtrise admissible d’au moins huit mois peut donner droit à un PGWP de trois ans, même si le programme dure moins de deux ans. Cette règle ne s’applique pas aux simples certificats ou diplômes d’études supérieures.
Plusieurs programmes successifs
La durée de plusieurs programmes peut parfois être combinée si :
- chaque programme est admissible au PGWP ;
- chaque programme dure au moins huit mois, ou 900 heures au Québec ;
- toutes les autres conditions sont remplies.
Attention à la date d’expiration du passeport
IRCC ne peut pas délivrer un permis au-delà de la validité du passeport.
Un candidat admissible à trois ans de PGWP, mais dont le passeport expire après un an, pourrait donc recevoir un permis limité à un an. Il pourra demander la période restante après le renouvellement du passeport uniquement si IRCC indique que la durée a été réduite pour cette raison.
Il est donc préférable de renouveler le passeport avant la demande.
Quand déposer la demande ?
Le délai maximal est de 180 jours à compter de la confirmation officielle de la fin du programme.
Cette confirmation peut prendre la forme :
- d’une lettre officielle de fin d’études ;
- d’un relevé de notes final ;
- d’un diplôme ou certificat ;
- d’un avis officiel publié dans le portail universitaire.
N’attendez pas la cérémonie de remise des diplômes. Le délai peut commencer dès que l’établissement confirme officiellement que toutes les exigences ont été remplies.
La demande peut être déposée depuis le Canada ou depuis l’étranger.
Documents nécessaires pour demander le PGWP
Le dossier comprend généralement :
- un passeport valide ;
- une copie du permis d’études ;
- la lettre officielle confirmant la fin du programme ;
- le relevé de notes final ;
- les résultats du test de langue ;
- une preuve du code CIP si elle est exigée ;
- une photo numérique ;
- les formulaires demandés dans le compte IRCC ;
- la preuve de paiement des frais ;
- un examen médical, lorsque celui-ci est nécessaire.
Même si le test de langue apparaît dans une rubrique intitulée « document optionnel », il doit être téléversé lorsqu’il est obligatoire. La preuve du domaine d’études peut devoir être ajoutée dans la section « Renseignements du client ».
Combien coûte le PGWP en 2026 ?
Les frais standards comprennent :
- 155 CAD pour le permis de travail ;
- 100 CAD pour le permis de travail ouvert.
Le coût total standard est donc de 255 CAD, hors biométrie, examen médical ou restauration de statut.
Des frais de biométrie de 85 CAD peuvent être demandés si les données biométriques précédentes ne sont plus valides ou si le candidat doit les fournir pour la première fois.
Peut-on travailler pendant le traitement de la demande ?
Le candidat peut généralement travailler à temps plein pendant le traitement s’il remplissait toutes les conditions suivantes au moment du dépôt :
- son permis d’études était encore valide ;
- il avait terminé son programme ;
- il était autorisé à travailler hors campus ;
- il avait respecté la limite de travail autorisée pendant les sessions universitaires ;
- il avait déposé une demande complète de PGWP.
Une personne ayant laissé expirer son permis avant de demander le PGWP ne peut normalement pas travailler en attendant la décision.
Que faire si le permis d’études a expiré ?
Si le permis expire avant la demande, l’étudiant peut parfois demander la restauration de son statut et le PGWP dans les 90 jours suivant la perte du statut.
Pendant cette période :
- il ne doit pas travailler ;
- il doit présenter la demande dans les délais ;
- il doit payer les frais de restauration et du permis ;
- l’acceptation n’est pas garantie.
Après plus de 90 jours sans restauration admissible, il faudra généralement quitter le Canada et examiner la possibilité de présenter une demande depuis l’étranger.
Qui n’est pas admissible au PGWP ?
Un candidat peut être refusé s’il :
- a déjà reçu un PGWP ;
- a uniquement étudié l’anglais ou le français langue seconde ;
- a suivi des cours d’intérêt général ;
- a terminé un programme sans crédits ;
- a étudié dans un programme non admissible ;
- a suivi plus de 50 % du programme à distance, sauf exception ;
- a étudié dans un établissement étranger situé au Canada ;
- a suivi certains programmes privés dispensés pour le compte d’un établissement public ;
- n’a pas conservé son statut à temps plein sans justification acceptée.
Peut-on renouveler un PGWP ?
Le PGWP est normalement accordé une seule fois et ne peut pas être renouvelé simplement parce qu’il arrive à expiration.
Une prolongation est principalement possible lorsque le permis initial a été raccourci à cause de l’expiration du passeport. Dans ce cas, la demande de prolongation doit généralement être présentée sur papier après le renouvellement du passeport.
Erreurs fréquentes à éviter
Pour protéger votre admissibilité :
- vérifiez le programme, pas uniquement le nom de l’établissement ;
- ne manquez pas le délai de 180 jours ;
- passez le test de langue suffisamment tôt ;
- ne travaillez pas après la fin des études sans autorisation ;
- vérifiez le code CIP avant de payer les frais de scolarité ;
- renouvelez le passeport avant la demande ;
- téléversez le test de langue même s’il apparaît comme optionnel ;
- conservez les preuves de votre statut à temps plein.
Conclusion
Le PGWP au Canada en 2026 reste l’une des principales voies permettant aux diplômés internationaux d’acquérir une expérience professionnelle canadienne. Son obtention exige toutefois une préparation sérieuse : programme admissible, statut à temps plein, test linguistique, domaine d’études reconnu et dépôt dans les 180 jours.
Avant de présenter votre demande, vérifiez directement votre établissement, votre programme, votre code CIP et la validité de votre passeport. Une erreur dans l’un de ces éléments peut entraîner un permis plus court ou un refus.
Sources officielles
- IRCC — Présentation générale du permis de travail postdiplôme
- IRCC — Conditions d’admissibilité au permis de travail postdiplôme
- IRCC — Exigences linguistiques pour le permis postdiplôme
- IRCC — Domaines d’études admissibles en 2026
- IRCC — Procédure de demande du permis de travail postdiplôme
- IRCC — Frais du permis de travail postdiplôme
- IRCC — Travail pendant le traitement de la demande