Bourses d’études

Prêt étudiant pour financer des études à l’étranger : guide complet

Un prêt étudiant pour financer des études à l’étranger peut aider à couvrir des frais de scolarité élevés, un logement, un billet d’avion ou encore les dépenses d’installation. Mais emprunter pour étudier à l’étranger est une décision financière importante : le coût réel du crédit peut continuer à augmenter pendant plusieurs années.

Avant de signer, il faut donc calculer le budget total des études, comparer les offres bancaires et chercher toutes les bourses disponibles.

Ce guide explique comment fonctionne un prêt étudiant, combien emprunter, comment comparer les taux et quelles alternatives examiner avant de s’endetter.

Peut-on obtenir un prêt étudiant pour étudier à l’étranger ?

Oui, mais les possibilités dépendent du type de cursus et du prêt demandé.

Un étudiant peut généralement rechercher :

  • un prêt étudiant bancaire classique ;
  • un prêt avec caution parentale ou garant ;
  • un financement sans garant selon son éligibilité ;
  • le Prêt étudiant garanti par l’État ;
  • un prêt personnel, dans certains cas.

La banque peut examiner :

  • l’âge de l’étudiant ;
  • l’établissement et le diplôme préparé ;
  • le coût total des études ;
  • la présence d’un garant ;
  • les revenus du garant ;
  • les perspectives professionnelles après le diplôme.

Obtenir une admission dans une université étrangère ne garantit donc pas automatiquement l’obtention d’un prêt.

Que peut financer un prêt étudiant ?

Le financement peut servir à couvrir plusieurs dépenses liées au projet.

Les frais académiques

Cela peut comprendre :

  • les frais de scolarité ;
  • les frais d’inscription ;
  • les livres ;
  • un ordinateur ;
  • le matériel universitaire.

Les dépenses du séjour

Le budget peut également inclure :

  • le logement ;
  • la caution locative ;
  • les billets d’avion ;
  • le visa ;
  • l’assurance santé ;
  • les transports ;
  • les dépenses quotidiennes.

Avant d’emprunter, préparez un budget annuel détaillé. Demander trop peu peut obliger à chercher un deuxième crédit plus tard. Emprunter beaucoup plus que nécessaire augmente inutilement les intérêts.

Le Prêt étudiant garanti par l’État finance-t-il des études à l’étranger ?

C’est ici qu’il faut être très précis.

En 2026, le Prêt étudiant garanti par l’État, ou PEGE, peut atteindre 20 000 € et être remboursé sur une durée de 2 à 10 ans. Il permet d’emprunter sans caution personnelle d’un proche et sans condition de ressources, mais la banque conserve le droit de refuser le dossier.

Cependant, ce dispositif n’est pas destiné à financer directement n’importe quel diplôme étranger.

Pour être éligible, l’étudiant doit être inscrit dans un établissement en France afin de préparer une certification, un concours ou un diplôme de l’enseignement supérieur français.

Et pour Erasmus ?

Le PEGE peut être utilisé lorsque l’étudiant reste inscrit dans un établissement français délivrant un diplôme français et que son cursus prévoit une période d’études à l’étranger, par exemple dans le cadre d’Erasmus.

En revanche, un étudiant qui s’inscrit directement dans une université étrangère pour obtenir uniquement un diplôme étranger ne doit pas supposer qu’il est éligible au PEGE. Bpifrance précise que seuls les établissements français délivrant des diplômes de l’enseignement supérieur français sont concernés par la garantie de l’État.

Quelles sont les conditions du prêt étudiant garanti par l’État ?

En 2026, il faut notamment :

  • avoir moins de 28 ans lors de la conclusion du prêt ;
  • être inscrit dans un établissement en France pour préparer un diplôme ou une certification éligible ;
  • être français ou ressortissant de l’EEE selon les conditions de résidence applicables ;
  • déposer la demande auprès d’une banque partenaire.

Le montant cumulé des PEGE ne peut pas dépasser 20 000 €. L’État garantit 70 % du prêt, mais l’étudiant doit rembourser la totalité de sa dette.

Les banques partenaires indiquées par les sources officielles comprennent actuellement :

  • la Banque Postale ;
  • le CIC ;
  • le Crédit Mutuel ;
  • la Société Générale ;
  • la BFCOI, principalement à La Réunion et Mayotte.

La liste peut évoluer et doit être vérifiée avant la demande.

Comment fonctionne le remboursement différé ?

Le différé de remboursement est l’un des principaux avantages de nombreux prêts étudiants.

Différé partiel

Pendant les études, l’étudiant peut payer principalement :

  • les intérêts ;
  • l’assurance éventuelle.

Le capital est remboursé plus tard.

Différé total

Le remboursement du capital et des intérêts peut être reporté à la fin des études selon les conditions du contrat.

Pour le PEGE, l’étudiant peut choisir de reporter le remboursement du capital et des intérêts jusqu’à la fin de ses études, ou de payer les intérêts pendant son cursus.

Le différé total réduit les dépenses mensuelles pendant les études, mais il peut augmenter le coût final du crédit. Plus longtemps les intérêts s’accumulent, plus le montant total à rembourser peut devenir élevé.

Comment comparer les meilleurs prêts étudiants ?

Ne comparez jamais uniquement le taux affiché en grand sur la publicité.

Vérifiez au minimum :

  1. le TAEG ;
  2. le montant total à rembourser ;
  3. la durée du crédit ;
  4. le type de différé ;
  5. le coût de l’assurance ;
  6. les frais de dossier ;
  7. les conditions de remboursement anticipé.

Pourquoi le TAEG est-il important ?

Le taux annuel effectif global, ou TAEG, permet d’évaluer le coût global du crédit et de comparer les offres selon une méthode commune.

Deux prêts proposant un taux nominal similaire peuvent donc avoir un coût final différent à cause :

  • des frais ;
  • de l’assurance ;
  • de la durée ;
  • des conditions contractuelles.

Demandez toujours une simulation écrite avec le montant total dû, pas seulement la future mensualité.

Combien faut-il emprunter ?

Commencez par calculer :

Coût total des études – épargne – bourses – aides – contribution familiale = besoin réel de financement

Votre budget doit inclure :

  • les frais universitaires ;
  • le logement ;
  • l’assurance ;
  • les transports ;
  • les visas ;
  • une réserve d’urgence.

Il est risqué d’emprunter le montant maximal simplement parce que la banque l’autorise.

Par exemple, un étudiant qui a besoin de 15 000 € ne gagne rien à emprunter 25 000 € pour améliorer son niveau de vie pendant ses études. Chaque euro emprunté devra être remboursé avec son coût éventuel.

Quelles aides demander avant un prêt ?

Un prêt devrait généralement compléter les aides, pas les remplacer.

Erasmus+

Les étudiants participant à une mobilité Erasmus+ peuvent recevoir une contribution aux frais supplémentaires de séjour. Des compléments existent également pour certains étudiants ayant moins d’opportunités et pour certaines mobilités de stage.

Aide à la mobilité internationale

Pour l’année universitaire 2026-2027, l’aide française à la mobilité internationale est de 400 € par mois pour les étudiants éligibles. Le séjour doit notamment s’inscrire dans un programme d’échange ou un stage international et durer entre 1 et 10 mois.

Il faut également rechercher :

  • les bourses de l’université étrangère ;
  • les aides régionales ;
  • les bourses au mérite ;
  • les aides des fondations ;
  • les financements de l’établissement français.

Les erreurs à éviter

Emprunter avant d’obtenir l’admission

Attendez de connaître :

  • les frais exacts ;
  • les conditions de visa ;
  • les dépenses obligatoires.

Regarder seulement la mensualité

Une petite mensualité sur une très longue durée peut cacher un coût total élevé.

Oublier le taux de change

Pour des études hors zone euro, les frais universitaires et le coût de la vie peuvent augmenter si la devise étrangère se renforce.

Compter uniquement sur un futur salaire

Un emploi étudiant à l’étranger n’est jamais garanti. Les restrictions de visa et la difficulté du marché du travail peuvent limiter les revenus.

Un prêt étudiant pour étudier à l’étranger est-il une bonne idée ?

Un prêt peut être raisonnable lorsque :

  • le montant reste maîtrisé ;
  • le diplôme présente de vraies perspectives ;
  • les autres financements ont été recherchés ;
  • le remboursement futur est réaliste.

Il devient plus risqué lorsque l’étudiant emprunte une somme très élevée sans avoir comparé le coût du diplôme, les revenus attendus et les alternatives.

Le bon objectif n’est donc pas d’obtenir le plus gros prêt possible. Il est de financer ses études avec le moins de dette nécessaire.

Sources officielles

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